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Genèse & Production
Le 28 mai 1941, le Wa Prüf 6 confia à Henschel l'élaboration d'un char lourd devant être équipé d'une tourelle armée du canon de 88mm. Ce char devait être équipé de nouvelles protections blindées (Vorpanzer) protégeant les chenilles et les barbotins avant. Cette demande résulte de la réunion avec le Führer du 26 mai 1941. Les spécifications établies lors de cette réunion étaient pour la plupart rencontrées sauf pour le canon de 88mm pour le VK 36.01 (H). Henschel donna tout d'abord la priorité à la modification de la caisse du VK 36.01 (H) équipé d'une tourelle ouverte. Lors de la réunion du 26 il fut également décidé d'équiper le futur char d'un équipement de franchissement de cours d'eau à cause de l'augmentation du poids initial (en raison surtout de l'augmentation du blindage et du canon de 88mm) rendant impraticables bon nombre de ponts à un tel engin. Ce problème est l'une des causes majeures de l'opposition du Wa Prüf 6 aux chars de plus de 30 t. Henschel dut encore faire face à une autre restriction concernant la largeur du char qui devait respecter des dimensions maximums pour le transport par rails. Ces spécifications obligèrent Henschel à concevoir un nouveau design pour le char de la classe des 45 t.
Ces spécifications donneront naissance au VK 45.01 (H). Le prototype utilisera la tourelle initialement conçue par Krupp pour le Tiger de Porsche avec le 88mm KwK L/56. La conception du VK 45.01 (H) ne suivit pas le chemin habituel d'étapes à étapes à partir d'un concept bien défini, mais se présenta plutôt comme un assemblage brouillon d'éléments hétéroclites provenant de projets de chars lourds déjà existants. La transmission Maybach Olvar 40 12 16 (Schaltgetriebe), la boîte de vitesse L600C (Lenkgetriebe), la suspension et le train de roulement provenaient de la série D.W. Seules nouveautés, le moteur Maybach HL 210, les réservoirs, le système de refroidissement et de franchissement de cours d'eau. Comme précité, la tourelle provient du VK 45.01 (P) moyennant quelques mineures modifications : un nouveau blocage de tourelle ; un nouveau moteur hydraulique et un nouveau système de pointage tous azimuts. La tourelle était composée d'une plaque verticale en fer à cheval de 80mm d'épaisseur devancée par un bouclier de 100mm d'épaisseur et couverte d'un toit en pente de 25mm d'épaisseur. -
VK 45.01 (H) dans une usine d’Henschel. -
L'accès se faisait grâce à la coupole du commandant sur le toit et une trappe sur le côté droit (vers l'arrière ; position du chargeur). Sur le toit (au-dessus du chargeur) était installé un ventilateur. Des fentes de vision directes étaient disposées tout autour de la tourelle procurant ainsi une vision circulaire complète. Le tireur disposait d'une lunette binoculaire Turmzielfernrohr 9b (dont on pouvait voir les 2 orifices sur la gauche du bouclier) et d'une fente de vision directe à sa gauche. Le chargeur disposait d'une fente de vision directe à sa droite ainsi qu'un sabord de tir au pistolet (arrière-droit). Le commandant quant à lui disposait de fentes de vision sur le pourtour de sa coupole et également d'un sabord de tir au pistolet (arrière-droit). L'armement secondaire consistait en une mitrailleuse MG34 montée de manière coaxiale à la droite du canon, une seconde MG34 pouvait être monté sur la coupole du commandant. Les 3 tourelles commandées à Krupp pour le VK 45.01 (H) seront livrées à Henschel, le 11 avril 1942 avec retard, Krupp montrant ainsi un certain favoritisme à l'égard de Porsche.
Le design de la caisse dérivait de celui du VK 36.01 (H) avec certaines modifications. La caisse supérieure recouvrait les chenilles créant ainsi des espaces pour stocker les munitions et autres matériels. Cette disposition résultait du fait que la largeur totale du char devait être limitée en raison du transport par rail. Un espace trop grand entre les chenilles aurait rendu ce dernier impossible. Dans le compartiment moteur ces espaces furent occupés par les radiateurs, alors que le centre entre les 2 trains de roulement accueillait le moteur (le compartiment pouvait être rendu étanche pour le franchissement de cours d'eau). Une large trappe rectangulaire sur charnière recouvrait le moteur sur le plateau arrière. La caisse supérieure (ou superstructure) était boulonnée à la caisse inférieure alors que sur les modèles "amphibies" elles étaient soudées entre elles. Pour effectuer la maintenance du système de refroidissement, du moteur et du système d'arrivée d'essence on déboulonnait les diverses parties du plateau arrière. Le blindage était constitué de la plaque frontale du pilote d'une épaisseur de 100mm pour une inclinaison de 9°, de la plaque frontale du nez d'une épaisseur de 100mm pour une inclinaison de 25°, des plaques verticales de 80mm d'épaisseur de la superstructure, des plaques verticales de 60mm d'épaisseur de la caisse inférieure, de la plaque arrière de 80mm d'épaisseur pour une inclinaison de 9°, les plaques horizontales de 25mm d'épaisseur du toit et celles de 20mm du ventre.
Le char accueillait 92 obus de 88mm dont 64 étaient stockés dans des coffres installés le long des flancs de la superstructure au-dessus des chenilles. Des coffres le long des flancs de la caisse inférieure accueillaient encore 16 autres obus. Un coffre en dessous du plancher de la tourelle en accueillait 6 et 6 autres étaient encore stockés dans un coffre à côté du pilote. Le pilote disposait d'une fenêtre sur la plaque avant de la superstructure dans un bloc blindé pouvant être fermé du Fahrerfernrohre (télescope binoculaire - 2 petit trous au-dessus de la fenêtre) et d’un épiscope fixe (vers l'avant gauche) sur la trappe du toit pour sa vision. Le radio-opérateur disposait d'un télescope (Kugelzielgernrohr 2) pour diriger sa mitrailleuse de caisse montée sur rotule et d'un épiscope fixe (vers l'avant droit) sur la trappe du toit. La propulsion était assurée par le très performant Maybach HL 210 P45 de 12 cylindres produisant 650 ch à 3 000 t/min ainsi que par une transmission Maybach Olvar 40 12 16 à 8 rapports et la direction Henschel L600C permettant au char une vitesse maximum de 45 km/h. La suspension était à barres de torsion pour supporter de poids de combat de 57 t du Tiger. Chaque barres (8 en tout par côtés accueillaient 3 séries de galets (80 cm de diamètre) imbriqués. Des chenilles tous-terrains (Geländeketten) de 72,5 cm de large assurait une pression au sol acceptable.
Lors de la réunion avec Hitler du 26 mai 1941, il fut donné préférence à des calibres plus petits que le 88mm (60 ou 75mm) si la même efficacité de pénétration (100mm à 150mm) pouvait être atteint. Un canon d'un calibre réduit imposait fatalement des obus moins larges dont stockables en plus grand nombre. Le canon devait pouvoir être utilisé pour détruire d'autres chars, des emplacements et des bunkers. Les designs originaux pour le canon de 88mm requéraient une circulaire de tourelle d'un diamètre de 1,85 m alors que le canon de 75mm ne nécessitait qu'une circulaire de 1,65 m, ce qui provoquait un accroissement du poids de 2,2 t pour une tourelle avec un blindage frontal de 80mm et latéral de 60mm. D'après la directive d'Hitler du 17 juillet 1941, le Wa Prüf 6 ordonna à Rheinmetall de concevoir une nouvelle tourelle pour accueillir un canon pouvant pénétrer un blindage de 140mm à 1 km sans avoir un calibre de 88mm. La solution proposée par Rheinmetall fut le 75mm KwK L/60 avec tube cylindrique une pièce basé sur le design du 75mm Pak 44 L/46 demandé par le Führer. Le tube fut rallongé (L/70) et deviendra célèbre en tant que 75mm KwK 42 L/70 (équipant le Panther). Le 5 mars 1942, il fut décidé que ce canon serait utilisé à partir du 101ème Tiger (H) avec la tourelle de Rheinmetall. Ce char fut désigné Pz.Kpfw. VI (H) (75mm L/70) Ausf. H2. Néanmoins, le 15 juillet 1942, il fut décidé de continuer à produire l’Ausf. H1 avec le canon de 88mm et le projet du H2 fut abandonné.
La commande étant datée du 26 mai 1941 (échéance du 20 avril 1942), cela laissait moins d'une année pour concevoir et construire des prototypes capables d'évoluer de leurs propres moyens. Imaginer la pression énorme subie par les ouvriers et les ingénieurs. En travaillant jour et nuit, les équipes d'Henschel sont parvenues à terminer le VK 45.01 (H) le 17 avril 1942, seulement 40 min avant qu'il soit (comme exigé) chargé sur un train pour le voyage vers Rastenburg aux QG d'Hitler. Le véhicule n'avait pas été testé jusqu'à ce jour ! Le 19 avril 1942, les prototypes d’Henschel et de Porsche VK 45.01 (H) arrivèrent au point de déchargement à environ 11 km de Rastenburg. Ils furent tous les deux débarqués de leur wagon par grue, et le véhicule de Porsche fut rapidement embourbé dans le terrain trop mou. L'ingénieur en chef d'Henschel, Kurt Arnoldt proposa au Dr. Porsche, rouge de colère, l'utilisation du prototype d’Henschel pour remorquer le VK 45.01 (P). Une offre que Porsche refusa catégoriquement. Cependant, aucun des deux véhicules n'était vraiment prêt pour la route. Le prototype d’Henschel s'étant même jamais déplacé de ses propres moyens ! Le trajet de 11 km jusqu'au QG du Führer dura une éternité. Aucun des deux prototypes ne pouvait se déplacer plus que quelques centaines de mètres sans tomber en panne, et ils durent être révisés plusieurs fois au long de l'itinéraire.
Le jour suivant, le 20 avril, les deux prototypes furent préparés pour l'inspection d’Hitler. Le mot fut transmis par relais qu’Hitler serait retardé jusque à 14h, Arnoldt en profita pour faire au VK 45.01 (H) des ultimes réglages bien nécessaires. Cependant, le Führer arriva avec son entourage à 11h dans la matinée, causant au moins une grande confusion dans le staff d’Henschel pendant qu'Arnoldt et ses ouvriers s'affairaient en toute vitesse. Les deux chars furent testés à grande vitesse sur plusieurs centaines de mètres pour démontrer leur capacité de vitesse. Le véhicule de Porsche effectua un passage sur plus de 1 km à une vitesse de 50 km/h alors que celui d'Henschel piloté par Arnoldt n'effectua qu'un passage de 850 m à seulement 45 km/h. Durant le retour, la chaleur que le moteur avait accumulée fit craindre à Arnoldt que le char prenne feu. Il stoppa quelques instants comme pour saluer le Führer, puis s'en alla doucement en espérant que le moteur refroidirait avant un autre test ultérieur.
À ce moment le VK 45.01 de Porsche avait la faveur des membres de l'assistance grâce à sa plus grande puissance. Arnoldt approcha cependant Albert Speer et lui suggéra un essai de manœuvrabilité, car le bougre savait que le véhicule de Porsche virait très difficilement, et aussi que la transmission du prototype d’Henschel permettait une meilleure manœuvrabilité que n'importe quel autre char lourd de l'époque. L'essai fut un succès pour Henschel et, pour cette raison et à cause des nombreux problèmes connus par la transmission électrique et le châssis du modèle de Porsche, le prototype d’Henschel fut finalement choisi pour la production de série.
Durant son développement le Tiger fut désigné sous diverses formes comme : Pz.Kpfw. VI (Typ. Porsche und Henschel), Pz.Kpfw VI Ausf. H1 (VK 45.01) et Pz.Kpfw VI (VK 45.01 (H)) Ausf. H1 (Tiger). De 1941 à mars 1942, le projet sera connu en tant que Programme Tiger mais c'est seulement à partir du 2 mars 1942 que sera officiellement utilisé ne nom de Tiger. La désignation à l'origine donnée par l'Inspekteur der Panzertruppen (In6) était Panzerkampfwagen VI (H) (8,8 cm) (Sd.Kfz.182) Ausf. H1. Cette dénomination sera utilisée jusqu'au 5 mars 1943 où elle deviendra Panzerkampfwagen Tiger (8,8 cm L/56) (Sd.Kfz.181) Ausf. E. L'appellation courante utilisée était Tiger H1 qui sera également changée à partir du 5 mars 1943 en Tiger I. Les dénominations les plus utilisées dans les unités et États-Majors furent Pz.Kpfw. VI et Tiger I. -
Versuchsträger (châssis d'essai) de VK 45.01 (H). Cette mule est utilisée pour tester le train roulant et la motorisation. -
Prototype du VK 45.01 (P) lors de la démonstration pour Hitler à Rastenburg, le 20 avril 1942. -
Usine Krupp, Essen, Allemagne, avril 1942. -
Tiger Ausf. H2 avec 75mm KwK 42 L/70 et tourelle spéciale. Ne dépassa jamais le stade de la maquette en bois (grandeur nature). -
La firme Henschel und Sohn, établie à Kassel en Allemagne, était à l'origine spécialisée dans l'équipement de chemin de fer, notamment les rails, et les grues des docks. Cette spécialité dans les équipements lourds en faisait un candidat idéal pour la production d'un char de 57 t à grande échelle.
Cependant, nombre de pièces du Tiger seront réalisées en sous-traitant pour alléger le travail d'Henschel. Les plants de montage du manufacturier allemand recevront régulièrement la visite des futurs équipages du Tiger pour les former dès le départ sur l'aspect mécanique du char lourd et sur sa maintenance. Ce n'était pas un luxe tant cet engin était sophistiqué. Garder un Tiger opérationnel exigeait donc un équipage très bien formé (et je pèse mes mots). -
Chaîne de montage de Tiger à l'usine Henschel. -
La période de production du Tiger couvrit environ 2 ans, d'août 1942 à août 1944 et 1 350 chars furent fabriqués sur une commande de 1 376 chars. La production mensuelle maximale fut atteinte au mois d'avril 1944 à 104 exemplaires produits. Le premier Tiger I de production fut complété et envoyé à Kummersdorf le 17 mai 1942 pour y subir divers tests. Les délais d'entrée en production seront rallongés à cause des problèmes rencontrés au niveau des freins et de la boîte de vitesse. À la commande initiale de 3 exemplaires (Versuchsserie Fahrgestell) s'additionna une nouvelle commande de 100 exemplaires du VK 45.01 (H). En juillet 1942, la production du modèle H2 fut annulée et la commande du modèle H1 fut augmentée de 300 nouveaux exemplaires. À la suite de l'abandon du Tiger (P), le Reichsdienstsleiter Saur décida que 90 tourelles (sur les 100 initialement fabriquées pour ce char) seraient montées sur le Tiger H1. Les 4 premières furent livrées à Wegmann par Krupp, le 27 novembre 1942. Wegmann en assembla 50 et Krupp s'occupa des 40 restantes.
La dernière de ces 90 tourelles fut assemblée en juin 1943. Les tourelles qui furent fabriquées hors de cette série le furent par Wegmann. Des commandes supplémentaires seront encore passées, mais le Tiger était déjà considéré comme une solution intérimaire en attendant que le Tiger II puisse être construit en grand nombre. Ces nouvelles commandes firent passer le nombre de Tiger de 390 à 1 354 exemplaires (N°25001 à 251346).
Ce chiffre de 1 354 véhicules construits était relativement faible et ne permit pas de procurer un nombre de Tiger opérationnels suffisant durant la production pour jouer un rôle primordial. Les capacités de production de l'Allemagne restèrent assez faibles en comparaison de leurs adversaires américains et Russe. Pour preuve les Américains produisirent 1 350 M26 Pershing, l'équivalent US du Tiger en seulement 6 mois ! -
Tiger de la Division Grossdeutschland sur un train arrivant en Lituanie en août 1944. Notez que ce sont les chenilles étroites de transport qui sont installées alors que les chenilles de combat sont disposées sur le wagon à l'arrière du char. Les galets externes sont également enlevés. De cette manière la largeur du Tiger fait tout juste celle du wagon. -
Équipage prêt à installer un nouveau (?) moteur dans le compartiment-moteur à l'arrière de ce Tiger. La grue appartient à un camion des unités d'entretien de la Division Grossdeutschland. -
David Willey, conservateur du Tank Museum, présente le Tiger I, Bovington, 1er avril 2016. -
Présentation générale du Tiger I, ses origines, ses principaux composants et certains faits d’armes, par Simple History. -
Design
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Compartiment de Combat
En cours de sa mise au point le poids de départ de 45 t fut allègrement dépassé pour atteindre les 57 t. Malgré ce fait, le Tiger était un char techniquement très élaboré et maniable pour un tel poids. Comme sur les modèles antérieurs sa caisse était divisée en 3 compartiments : le compartiment de conduite avec les postes du pilote et du radio-mitrailleur, le compartiment de combat avec le puits de tourelle et enfin le compartiment moteur. Le pilote était assis à gauche dans le compartiment de conduite alors que le radio-mitrailleur était à sa droite. La direction se faisait au moyen d'un volant agissant sur la direction à différentiel (contrôlé hydrauliquement) ou avec le palonnier dont les poignées étaient situées de chaque côtés des freins de manœuvre à disque (qui servaient aussi de frein de stationnement).
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Description en image de la caisse du Tiger :
Turmantrieb = Entrainement de la tourelle.
Armaturenbrett = Tableau de bord.
Antriebswelle = Arbre de transmission.
Luftfilter = Filtre à air.
Auspuffendtopf mit Panzermantel = Silencieux d'échappement avec cache blindé.
Schaltgetriebe = Transmission manuelle
Fahrzeugbatterien = Batterie (du véhicule).
Scheibenbremsen = Frein à disque.
Lenkgetriebe = « Appareil à gouverner ».
Motor = Moteur.
Tank = Réservoir.
Kühler = Radiateur (Refroidisseur en littéral).
Lüfter = Ventilateur.
Lagerung der Munition 2x16 Geschosse je Wannenseite = Stockage de munitions 2x16 obus de chaque côté de la caisse.
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Sur le toit de la caisse, deux trappes d'accès étaient placées à l'avant du char. Ces trappes étaient toutes les deux équipées d'un épiscope fixe. Le pilote disposait également sur la plaque frontale de la superstructure d'une fenêtre blindée pouvant être close pendant les combats. Un indicateur gyroscopique et un tableau de bord étaient installés de part et d'autre du siège du pilote. La boîte de vitesse et le poste radio séparaient les deux hommes du compartiment avant. Le radio-mitrailleur servait également la MG34 de la caisse montée sur rotule sur la plaque frontale au moyen d'une détente manuelle. Sur de toit des premiers Tiger, on trouvait des lance-grenades de 90mm (3 par côtés) qui seront rapidement abandonnés.
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Plaques avant de la caisse supérieure avec différents supports d'éclairage. -
Déchargeur S-Mines. -
Trappes du pont avant. -
Garde-boues avant. -
Le compartiment de combat était séparé du compartiment de conduite par une traverse et du compartiment moteur par une cloison coupe-feu, avait un plancher circulaire relié à la tourelle par 3 tubes de suspension. Sur les côtés surplombant les chenilles, se trouvaient des casiers à munitions protégés par des portes blindées coulissantes. Un total de 64 obus étaient stockés dans ces casiers, encore 8 l’étaient de chaque côté du bas de caisse (16) et 6 sous le plancher mobile dans un coffre. Les 4 derniers obus de 88 étaient stockés dans un coffre à la gauche du pilote dans le compartiment avant.
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1. Canon L/56 de 88mm.
2. 3. MG34 (7,92mm).
4. 40. Pochette à munitions pour MG34.
5. Lance-fumigènes
6. Trappe d’évacuation.
7. Siège du Commandant.
8. Volant de la Tourelle.
9. Port au pistolet.
10. Boîte de vitesses de la traversée.
11. Bouclier du Commandant.
12. Volant de traverse du canon.
13. Volant d’élévation du canon.
14. Siège du Tireur.
15. Pédale de la mitrailleuse (coaxiale).
16. Télescope Binoculaire.
17. Système d’aération.
18. Moteur Maybach.
19. Radio FuG 5.
20. Bacs d’obus de 88.
21. Pédale de traversée hydraulique.
22. Contrôle de traversée hydraulique.
23. Tambour de frein à disque.
24. Unité de direction.
25. Volant.
26. Boîte de vitesses.
27. Siège du Conducteur.
28. Frein à main.
29. Accélérateur.
30. Frein.
31. Embrayage.
32. Parechoc.
33. Barre de Torsion.
34. Galets se chevauchant.
35. Coupole du Commandant.
36. Levier d'embrayage d'entraînement de ventilateur.
37. Commande de soupape d'admission d'air.
38. ?
39. Robinet d'essence.
41. Pâte de protection antimagnétique Zimmerit (200 kg sur tout le char). -
Tourelle
La tourelle (divisée en deux par l'énorme culasse du canon) était de conception simple. Les côtés et l'arrière étaient en effet faits d'une même et seule plaque de 80mm pliée en forme de fer à cheval. La partie avant était assemblée par 2 barres rectangulaires de 100mm montées en queue d'aronde et soudées à la plaque frontale. Les extrémités de chaque côté de l'avant du Tiger convergeaient en pointe pour permettre le libre mouvement du mantelet. Le toit était fait d'une seule plaque de 26mm et était soudé aux côtés intérieurs de la tourelle.
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Intérieur de la tourelle. -
Le tourelleau de départ de type tambour qui comportait 5 fentes de vision sera par la suite remplacé par un tourelleau plus bas à 6 épiscopes et trappe pivotante semblable à celui du Panther. Les flancs de la tourelle furent au début équipé de 6 lances-fumigènes NbK 39 de 90mm qui seront abandonnés assez rapidement. Deux coffres de rangement étaient également montés à l'arrière de la tourelle. Le 88mm KwK 36 du Tiger était dérivé du fameux canon de 88mm Flak 18. Le modèle installé sur le Tiger était équipé d'un frein de bouche à double déflecteur et d'un système de déclenchement de tir électrique actionné au moyen d'une détente située sur le volant d'élévation. La MG34 coaxiale (7,92mm) montée à droite du canon était mise à feu par le tireur via une timonerie mécanique actionnée par une pédale. La culasse du 88mm était semi-automatique. L'énorme poids du tube était contrebalancé par un ressort hélicoïdal dans un cylindre à l'avant-gauche de la tourelle. Le pointage en hauteur et azimut se faisait au moyen de 2 volants (à droite et à gauche du tireur). Le commandant si nécessaire pouvait également effectuer le pointage en azimut via un autre volant. La prise de force motrice pour le système hydraulique de rotation (situé sur le plancher de la tourelle) se faisait à l'arrière de la boîte de vitesse (360° en 60 s).
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Tourelle avec la coupole tambour et les lances-fumigènes.
Tourelle avec la coupole dôme et la circulaire pour la MG34 AA. -
L'efficacité du canon d'un char de combat dépend des capacités de pénétration des AP, de la précision du canon, des caractéristiques des systèmes de pointage, et la capacité de saisir rapidement une cible. La pénétration du blindage est exprimée par l'épaisseur en millimètre qui pourrait être atteinte sous un angle plongeant de 30°. La pénétration des AP mis à feu par le 88mm KwK 36 L/56 était déterminée par des essais effectués à différentes distances de mise à feu. Le Tiger avait un chargement de munitions de 92 : 50% de Pzgr 39 (APCBC) et 50% de Sprgr (HE). Selon les disponibilités, quelques obus Pzgr 40 (APCR, noyaux élevés en tungstène) étaient utilisés contre les chars lourds et les chasseurs de char russes. Le Pzgr 40, sans charge explosive n'était pas aussi mortel après pénétration que le Pzgr 39. Un quatrième type d’obus, le Gr 39 HL, (HEAT) basés sur le principe de la charge creuse, était parfois aussi utilisé. Le Gr 39 HL, était moins précis et beaucoup moins destructif que le Pzgr 39 mais était chargé à la place du Sprgr, et utilisé pour percer les blindages ou comme HE puissante et efficace contre les cibles non blindées. Les 88mm KwK 36 L/56 étaient des armes très précises capable lors des premiers coups d'atteindre des distances excédant 1 km comme cela fut vérifié lors des tests de feu sur cibles fixes. La vérité du terrain était un peu en dessous bien entendu.
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Mantelet avec 2 trous pour la lunette binoculaire.
Mantelet avec 2 trous pour la lunette binoculaire protégés par un renforcement blindé.
Mantelet avec un seul trou pour la lunette monoculaire protégé par un renforcement blindé. -
Tourelle avec la coupole tambour et les 2 trappes avec fentes de tir à l'arme légère.
Tourelle avec coupole de dôme et la vaste trappe d'accès du chargeur sur la droite. -
Jusqu'en avril 1944 le Tiger fut équipé du télescope binoculaire articulé Turmzielfernrohr 9b et monté sur le même axe que le canon. Chacun des deux tubes de vue avait un réticule de vue différent. La configuration dans le réticule gauche était composée de 7 triangles. Le placement de la cible sur le point d'un triangle permettait au tireur de viser sans obstruer la vue de la cible. Les distances entre les triangles étaient employées pour se diriger sur les cibles mobiles. La hauteur des triangles et les distances (entre) servaient à estimer l'intervalle d'une cible. La configuration dans le réticule droit contenait également 7 triangles + 4 jauges réglables de distance qui permettaient au tireur de mesurer la distance exacte de la cible. La jauge de distance pour le Pzgr 39 était graduée de 100 jusqu'à une distance de 3 km et la 2ème jauge pour le Sprgr jusqu'à 5 km. Avec le télescope monoculaire Turmzielfernrohr 9c installé à partir d'avril 1944, le tireur pouvait choisir 2 rapports optiques : x2,5 et x5. Le rapport optique inférieur fournissait un champ visuel plus large pour l'identification de cible tandis que le plus grand servait à une visée précise à de longues distances. Deux jauges de distance permettaient au tireur de mesurer la distance exacte de la cible. Ces jauges étaient graduées de la même manière que sur l'ancien modèle.
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Turmzielfernrohr 9c d’un Tiger. -
Coupole tambour avec trappe montée sur charnière.
Coupole dôme avec trappe montée sur pivot. -
Trappe du chargeur sur le toit de la tourelle. -
Le canon du Tiger, le 88mm KwK 36 L/56 dérivé du fameux canon AA/AT qui fit la bonne fortune de Rommel en France et en Afrique du Nord, était sans conteste une arme remarquablement supérieure à la plupart de ses adversaires.
Pour comprendre, l'efficacité d'un canon, il faut tenir compte de sa capacité de pénétration de ses AP, de sa précision, de la qualité de ses optiques et bien entendu de la capacité de ses servants à obtenir et cibler rapidement un ennemi. Le savoir-faire, et l'expérience de l'équipage est bien entendu le principal atout de toute arme. Les statistiques de pénétration de blindage indiquent l'épaisseur à percer à une distance de tir donnée sous un angle vertical de 30°. Les données obtenues furent acquises lors de tests de tir dans des conditions optimales. Les réalités du terrain et ses impondérables (stress, tirs ennemis, défaillances mécaniques, fatigue...) limitaient dans une certaine mesure l'efficacité des tirs, ce qui est normale. Cependant, l'addition du 88mm et d'un équipage d'expérience, faisait du Tiger une arme terrifiante. Pour preuve, un seul Tiger embusqué, dirigé par le célèbre Michael Wittmann détruisit une colonne blindée entière à Villers-Bocage en Normandie en la bloquant dans un premier temps en détruisant les véhicules de tête et de queue, pour anéantir un par un les autres véhicules de la colonne, démontrant ainsi la terrible efficacité de la conjugaison du matériel et de la tactique. -
1. Rangement pour bipode de mitrailleuse.
2. Masque à gaz.
3. Trappe de secours.
4. Verres de rechange pour périscopes.
5. Fusées de détresse.
6. Siège du commandant.
7. Culasse du canon de 88mm.
8. Siège du tireur.
9. Fusibles. -
Le Tiger transportait en principe un total de 92 obus dont la moitié étaient des APCBC, PzGr 39, et le reste des HE, SprGr. Il arrivait toutefois aux équipages de prendre à leur bord des APCR, PzGr 40, selon les disponibilités, très efficaces contre les chars et chasseurs de char lourds au blindage épais. Les dégâts internes causés par un tel projectile étaient bien moindres que ceux causés par le PzGr 39, mais explosivité et vélocité se conjuguent rarement. Un autre type d’obus, le Gr 39 HL, était également quelque fois utilisé par les équipages de Tiger. Moins efficace et dévastateur que le PzGr 39, il remplaçait généralement les SprGr et était utilisé contre des objectifs moins protégées. Un des principaux atouts du 88mm KwK 36 L/56 était sa capacité de garder une efficacité quasi optimum à une distance déjà importante de 1 km ! La plupart de ses adversaires devaient approcher beaucoup plus près pour avoir une chance de succès ! À 3 km son efficacité tombait à 19%, mais il ne s'agit pas là d'une distance de tir très raisonnable et très usitée.
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1. Épiscope.
2. Conditionnement d'air.
3. Télescope binoculaire TZF 9B.
4. Système de vision latérale.
5. Prises de radio &cute; batterie.
6. Mitrailleuse AA.
7. Extracteur de fumée.
8. Axe de rotation.
9. Moteur de rotation de la tourelle.
10. Pédale hydraulique de rotation.
11. Pédale de tir de la mitrailleuse coaxiale.
12. Boîte à outils.
13. Extincteur.
14. Jerrycan d'eau. -
Le formidable 88mm KwK 56 L/56 conjugué avec un épais blindage faisaient du Tiger un monstre terrifiant et très résistant pour tout char allié. En effet, les canons américains standard de 75mm et de russes de 76mm étaient largement insuffisants et inefficaces face à un tel adversaire. Le Wa Prüf 1 établit des statistiques relatant les capacités des différents canons alliés de percer le blindage du Tiger.
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Partie intérieure avant de la tourelle. Remarquez la culasse du canon de 88mm. -
Ces données démontrent que seul le canon M1 américain de 76mm et le T-34-85 russe et son 85mm étaient vraiment aptes à se mesurer au Tiger. Seulement peu ces armes étaient disponibles en 1944. En effet, pas un seul Sherman (76mm) ne débarqua sur les plages normandes le 6 juin 1944 et en septembre seulement 250 étaient disponibles. Sur le front russe, seul l’IS soviétique surclassait le Tiger.
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Lieutenant Dr. Wilhelm Knauth dans sa coupole de commandant, URSS, janvier 1944. -
Il est vrai qu'il disposait d'un canon de 122mm ! Côté britannique, le fameux canon de 17 pdr (76,2mm) était relativement efficace contre le blindage frontal (100mm) du Tiger. Mais comme pour les Américains, cette arme manquait cruellement, fin juin 1944, seulement 109 Sherman Firefly étaient présents en France. Ce total, cependant, monta à 1 235 engins en mai 1945. Pour contrer le Tiger plus efficacement, les Américains lancèrent en 1945, leur M26 Pershing. Ce char armé d'un canon de 90mm, supérieur au Tiger et surnommé « Tiger Killer », ne rencontra jamais cependant son vis-à-vis (ainsi que le Tiger II), en raison de la très nette raréfaction de ce dernier. En avril 1945, en effet, le Tiger avait disparu des zones de combat.
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Canon Flak 36 de 88mm. -
Compartiment Moteur
Le moteur qui équipait les premiers Tiger était le V12 Maybach HL 210 P45 de 21 L de cylindrée qui fut vite jugé insuffisant et remplacé par le HL 230 P45 de 24 L à partir de la fin 1943. Les Tiger qui participèrent aux ultimes moments de la campagne d'Afrique (et aux affrontements estivaux en Russie) étaient aussi équipé du système de filtrage d'air Feifel qui était fixé à l'arrière et était relié au moteur via des tuyaux convergeant sur le plateau arrière vers la trappe du compartiment moteur (ces chars seront appelés Tiger (Tp) pour Tropical). Ce système cependant fut vite abandonné afin de simplifier la production du Tiger dès la fin des combats en Tunisie en 1943. Le Tiger était également équipé d'un système de direction entièrement régénérateur et continu à double système de braquage dans chaque train. La boîte de vitesse Maybach comportait 8 rapports en marche avant et en raison de son présélecteur procurait au Tiger une assez grande agilité et liberté de manœuvre.
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Compartiment moteur. -
L'arbre de transmission comme sur les autres chars allemands traversait toute la caisse en longueur du moteur à la boîte de vitesse. Le système de direction était monté dans le compartiment de conduite. Les Tiger à l'origine furent équipés pour le franchissement de plans d'eau jusqu'à une profondeur de 4 m d'un Schnorkel (tuba télescopique) procurant l'air nécessaire. Trop coûteux ce système fut abandonné pour simplifier la production et les Tiger suivants ne furent plus capables que de franchissements à une profondeur de 1,20 m. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, l'aptitude du Tiger à négocier les obstacles et les terrains lourds était aussi bonne, si pas meilleure que les autres véhicules à moteur allemands et alliés. Cependant, le Tiger exigea une série de modifications mineures afin de corriger de nombreux problèmes mécaniques qui étaient : des freins peu aptes pour un tel char, de nombreuses fuites, et une suspension insuffisante qui était initialement conçue pour un véhicule de 40 t.
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1. Filtres à air.
2. Tuyaux de refroidissement.
3. Échappement.
4. Radiateur d'huile.
5. Pompe à eau. -
Deux tankistes entretenant un Tiger, URSS, juin 1943. -
Aux mains d'équipages expérimentés, la conduite du Tiger exigeait des arrêts d'entretien fréquents mais gardait un état opérationnel satisfaisant. Le Fgst Nr 250001, premier Tiger de série avec le moteur Nr 46052 était en rodage par Henschel avec seulement 25 km de route, avant d'être envoyé à Kummersdorf pour être tester. Pendant un essai de mobilité, le 28 mai 1942, après seulement 52 km, un blocage s'est produit dans la direction. Ce Tiger changera trois fois de moteur lors des essais. Au 3 août 1942, ce Tiger avait couvert une distance totale de 1 046 km, au 31 mars 1943 de 5 623 km et au 31 juillet 1943 un total de 7 736 km. Ces chiffres démontrent qu'une fois les ennuis de démarrage surmontés, le Tiger pouvait résister à beaucoup d'abus (intentionnels) générés pendant les programmes d'essai.
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Cache arrière et différents échappements de Tiger. -
Pont arrière avec filtres à air Feifel.
Pont arrière standard. -
Deux types de filtres à air Feifel utilisés par les modèles de préproduction et le Tiger (Tp). -
Cette suspension avait pour seuls avantages d'être plus facile à entretenir et à être moins sujette aux blocages provoqués par la boue ou la neige gelée. Malgré tous ces problèmes, le Tiger gardait un degré appréciable de performance : Il pouvait atteindre les 45,4 km/h sur route en vitesse de pointe (quoique ce ne fut pas conseiller afin de ne pas griller le moteur) même si la plupart du temps il se contentait d'une vitesse de 20 km/h et de 15 km/h hors route. Pour un tel char, le Tiger était assez agile, en effet il pouvait effectuer un demi-tour sur seulement 3,44 m. Il pouvait encore franchir des tranchées de 2,5 m de large, surmonter des obstacles hauts de 0,79 m, grimper des pentes de 35° et franchir des cours d'eau à une profondeur d'1,6 m (les premiers Tiger équipés du schnorkel pouvait traverser des plants d'eau à une profondeur d'environ 3,20 m).
Bien entendu, le poids de combat de 57 t du Tiger, n'était pas sans conséquence sur la mobilité du char. Son énorme pression au sol (0,735 kg/cm²) lui interdisait les terrains trop mous. En effet, de nombreuses photographies sur le front Est montrent des Tiger prisonniers de la boue s'enfonçant inexorablement, piégés par leur propre poids. Cette donne limitait fortement l'emploi des Tiger en rase campagne. Autre effet pervers du poids du Tiger, sa consommation de carburant, elle était énorme ! Sur route il usait environ 500 L aux 100 km ce qui lui permettait une autonomie de 117 km, hors des sentiers fermes, sa consommation explosait jusqu'à 900 L aux 100 km réduisant son autonomie à seulement 67 km. Il n'est donc pas étonnant que la moindre défaillance dans le ravitaillement soit fatale au Tiger. Lors de la bataille des Ardennes, les équipages du Groupe de Combat Peiper durent abandonner tous leurs chars intacts à La Gleize faute de carburant et s'enfuir à pied ! Ces caractéristiques montrent clairement les faiblesses du Tiger comme arme d'assaut mobile et le destine plus logiquement à un rôle plus défensif donc moins mobile. En effet, la dépendance du Tiger point de vue carburant l'obligeait à rester à faible distance des véhicules de ravitaillement à l'arrière ce qui n’en faisait pas vraiment un fer de lance. -
Système de propulsion du Tiger avec la transmission et les barbotins avant, l'arbre et le moteur. -
1. Boîte de vitesse Maybach Olvar 40 12 16.
2. Direction Maybach L600C.
3. Finition antimagnétique Zimmerit.
4. Phare Bosch.
5. Mitrailleuse de caisse (MG34).
6. Verres de rechange pour le viseur du pilote.
7. Équipement radio.
8. Coffres de munitions de 7,92mm pour MG34.
9. Sac de munitions de 7,92mm pour MG34.
10. Mitrailleuse MG34 coaxiale.
11. Périscope du chargeur.
12. Trappe du chargeur.
13. Obus de 88mm stockés sur les surplombs des chenilles.
14. Trappe de secours arrière.
15. Nahverteidungswaffe (arme de défense rapprochée).
16. Toit blindé (40mm).
17. Canon de 88mm KwK 36 L/56.
18. Petite corbeille de rangement.
19. Garde de recul.
20. Chaîne reliant le ressort à l'arrière bouclier de recul du canon.
21. Coupole de commandant.
22. Ressort contre-balancier.
23. Système manuel de rotation du commandant.
24. Mécanisme auxiliaire de rotation.
25. Entrée d'air.
26. Extincteur.
27. Couvercle de remplissage du radiateur.
28. Sortie d'air.
29. Filtres à air pour le bain d'huile.
30. Échappements et leurs boucliers.
31. Couvercle pour le schnorkel télescopique pour passages sous l'eau.
32. Moteur Maybach HL230 P45.
33. Coffret d'accessoires.
34. Ventilateur double (côté gauche).
35. Poulie de tension de chenille arrière.
36. Radiateur (côté gauche).
37. Réservoir d'essence (côté gauche).
38. Ceinture de protection anti-éclats de la tourelle.
39. Moteur hydraulique de rotation.
40. Lunette de visée monoculaire Turmzielfernrohr 9c.
41. Pédale hydraulique de rotation du tireur.
42. Planificateur de la tourelle.
43. Galets en acier (le caoutchouc amortisseur est à l'intérieur).
44. Frein de bouche.
45. Coffres à munitions du plancher.
46. Amortisseur.
47. Tableau de bord du pilote.
48. Barbotin avant.
49. Chenille de bataille de 72,5 cm de large.
50. Levier de direction.
51. Pédales de pied (freins et embrayage) du pilote.
52. Volant de direction du pilote. -
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Suspension
La suspension du Tiger était composée de grands galets (à bandages de caoutchouc) imbriqués (triple recouvrement). Ces galets (24 de chaque côté) étaient en forme d'assiette. Cette suspension fut adoptée car elle permettait une répartition optimale de l'énorme poids du Tiger. Chaque côté avait 8 essieux avec barres de torsion disposés en quinconce.
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Suspension avec galets estampillés à bandages de caoutchouc.
Suspension avec galets plats à bandages d'acier. -
Soldats réparant l'entraînement et la chenille d’un Tiger, Italie, février 1944. -
En effet, les essieux de droite étaient disposés en arrière des essieux de gauche. Cette disposition était indispensable vu le nombre élevé d'essieux (16 en tout) traversant la caisse et permettait (avantage non négligeable) un déplacement doux et stable pour un tel monstre. Le Tiger utilisait deux types de chenilles, une de 52 cm de large pour la route (ou le transport) et l'autre de 72,5 cm de large pour le combat. Dans le premier cas, les galets externes étaient enlevés pour l'installation sur des wagons de chemin de fer. Cependant bien qu'offrant de grands avantages point de vue mobilité, cette suspension très sophistiquée était difficile à entretenir vu sa complexité et était assez vulnérable face à la boue et la neige gelées pouvant provoquer un blocage des galets ! Les Russes conscients de ce point faible programmèrent toutes leurs attaques d'hiver à l'aube au moment où les gelées étaient au plus fort. Plus tard, les galets d'origines seront remplacés par des galets tout acier élastiques (comme sur le Tiger II et les derniers Panther) à cause de la pénurie de caoutchouc. Les galets seront aussi moins nombreux (16 de chaque côté).
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Travaux de soudure sur les galets d’un Tiger, Allemagne, 1944. -
Blindage
Le blindage du Tiger dans le but de faciliter la production était entièrement constituée de surface planes en acier laminé. La caisse et la superstructure était soudées, à la différence des modèles antérieurs utilisant une jointure boulonnée. La superstructure frontale et arrière du Tiger étaient faites d'une seule pièce et des jointures à emboîtement, fixées par soudure étaient utilisées dans la construction du bas de caisse et de la superstructure.
La très large superstructure surplombait de chaque côté les chenilles. Le char avait la même largeur sur toute sa longueur depuis la plaque de blindage frontale jusqu'à la plaque arrière. La plaque supérieure de l'avant de la caisse recouvrait toute la largeur du char. Le plancher était également fait d'une seule pièce épaisse de 25mm et longue de 4,80 m, large de 1,80 m. -
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Simulation d’une APC britannique de 57mm contre le blindage latéral d'un Tiger. Le canon 6-pdr était l'un des canons antichars britanniques les plus courants de la Seconde Guerre Mondiale et il pouvait facilement faire face aux premiers Panzers ; le Tiger représentait une menace beaucoup plus importante car lorsqu'il était incliné à 30°, son blindage latéral était impénétrable au-delà d’environ 525 m. -
Simulation d’une AP de 57mm britannique d’un Churchill Mk. III. Les tests montrèrent que l’obus pouvait pénétrer l'avant d'un Tiger avec une vitesse d'environ 700 m/s. Le Tiger et le Churchill eurent de multiples rencontres pendant la Seconde Guerre Mondiale, dont aucune n'est plus célèbre que l'engagement du Tiger 131 sur le point 174. -
En 1943, le Tiger 131 engagea une contre-attaque contre les troupes britanniques au point 174 en Afrique du Nord. Le Tiger touché par plusieurs obus d’un Churchill et d’un canon AT capturé, neutralisant le véhicule. Le tir le plus notable fut un de 57mm qui ricocha sur le mantelet, pénétrant le blindage du pont avant et bloqua la tourelle : cette vidéo simule cette situation. -
Simulation d’une APHE BR-471 soviétique de 122mm sur le port de la mitrailleuse de caisse Kugelblende 50 du Tiger. -
Autre simulation sur le même port de mitrailleuse mais avec une AP M72 américaine de 75mm. -
Encore une simulation sur le port de mitrailleuse mais avec un obus anti-béton G-530 soviétique de 152mm. -
Simulation d’une roquette M6A3 (HEAT) de 60mm de bazooka sur le flanc supérieur d’un Tiger. -
Simulation d’une roquette RP-3 (HE) de 152mm sur le toit de tourelle du Tiger. -
Simulation d’une APHEBC BR-471B soviétique de 122mm sur le coin supérieur du glacis du Tiger.
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Richard Cutland présente les différentes parties du Tiger que ce soit en extérieur ou en intérieur, Tank Museum, Bovington, 23 avril 2020. -
Modèles
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Tiger I (Modèle de préproduction) (1942)
Le Tiger du début de production différait du modèle original (VK 45.01 (H)) par la présence sur les côtés de la tourelle de sabords de tir pour armes légères, garde-boues avant antidérapants et une large boîte de rangement à l'arrière de la tourelle. L'autre différence, il fut aussi équipé de préfiltres à air Feifel pour contre-carrer l'ingestion de poussière fine par le moteur. Les Tiger envoyés en Afrique du Nord furent tous équipés de ce système et furent appelés Tiger (Tp) (Tp = Tropisch). Les filtres ne seront plus montés par la suite pour des raisons d'économies.
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Des garde-boues étaient aussi installés des deux côtés de la caisse. Six lances-fumigènes de 90mm étaient montés sur chaque côté de la tourelle parfois remplacés par un lance-grenade de 90mm installé sur le toit du char. La suspension consistait en 2x24 galets avec des bandages en caoutchouc.
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Tiger I doté d'un tube télescopique Snorckel destiné à approvisionner le moteur en air quand le char était immergé (profondeur max : 3,96 m). Ce dispositif trop compliqué sera abandonné après 450 exemplaires. -
1ère Compagnie, 502ème Bataillon de Panzer Lourds, Secteur Totolowo, septembre 1942. -
Tiger I Ausf. H, 1ère Compagnie, 502ème Bataillon de Panzer Lourds, près de Leningrad, janvier 1943. -
2ème Compagnie, 503ème Bataillon de Panzer Lourds (ex-2ème Compagnie, 502ème Bataillon de Panzer Lourds), pendant la crise du secteur Sud, front de l'Est. -
Tiger I Ausf. H, 1ère Compagnie, 502ème Bataillon de Panzer Lourds, près de Leningrad, janvier 1943. -
Début 1943, ce nouveau Tiger quitte la chaîne de montage de l'usine Henschel à Kassel. -
2ème Compagnie, 501ème Bataillon de Panzer Lourds, Tunisie, février 1943. -
Tigre I de la 2ème Compagnie, 503ème Bataillon de Panzer Lourds, avec un résidu de badigeon, Rostov-sur-le-Don, février-mars 1943. -
8ème Compagnie, Panzerdivision SS Das Reich, URSS, avril 1943. -
2ème Régiment SS de Panzer, Koursk, été 1943. -
Bataillon SS de Panzer, Division SS de Panzergrenadier Das Reich. -
Tigre (Tp) n° 731, 7ème Compagnie, 501ème Bataillon de Panzer Lourds, Tunisie, 1943. -
Le Tiger I allemand dans le film De l'or pour les braves étaient des maquettes construites à partir du châssis de T-34 russes et furent utilisées à l'origine pour le film de 1969 La Bataille de Neretva. Dans la plupart des films hollywoodiens sur la Seconde Guerre Mondiale, les chars américains anachroniques tels que le M47 ou le M48 Patton (Battle of the Bulge, Patton) étaient souvent utilisés comme substituts des chars allemands Tiger et Panther.
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De l'or pour les braves était le rare film hollywoodien à avoir pu représenter un blindée allemand de la Seconde Guerre mondiale raisonnablement précis (avant Il faut sauver le soldat Ryan en 1998). -
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Tiger I (modèle de production intermédiaire) (1943)
Le Tiger du début de la production souffrait de différents problèmes connus par tout nouveau véhicule et des améliorations seront donc apportées (à la demande les équipages engagés dans les zones de combat). Les plus significatives furent le remplacement de la coupole de commandant du modèle tambour (les épiscopes avec les verres blindés offrait seulement une vision restreinte) par une coupole (à partir de juillet, 1943) avec 7 épiscopes, une trappe pivotante et une circulaire de mitrailleuse AA, et la suppression des préfiltres à air Feifel pour simplifier et soulager la production.
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À partir de septembre 1943, une finition de Zimmerit (pâte antimagnétique pour empêcher la pose des mines) sera appliquée aux parois verticales. Une chaise de route fut installée sur le plateau arrière du Tiger un mois plus tard pour maintenir le canon immobile pendant le transit. Les deux phares placés sur l'avant du toit de la caisse seront remplacés par un seul phare monté sur le centre de la plaque frontale de la superstructure. Du début de 1944, les sabords de tir sur la tourelle seront supprimés. Ces Tiger avaient toujours les galets avec bandages en caoutchouc, mais la plupart du temps les galets extérieurs étaient retirées dans la zone de bataille (8 galets) pour diminuer les risques de blocage provoqués par la boue et la neige gelée sur le front oriental. Autre fait remarquable vu de l'extérieur, sur le mantelet, les deux trous de la lunette binoculaire du tireur étaient protégés par un bloc blindé. Les Tiger qui furent produits entre juillet 1943 et février 1944, furent versés dans cette catégorie et environ 470-480 copies de ce type furent réalisées et envoyées pour la plupart en Russie. Il est nécessaire de noter que cette classification n'est absolue pas en effet les Tiger intermédiaires présentant les caractéristiques de 2 périodes rendant difficile leur classification.
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Char du SS-Untersturmführer Hahn, 1ère Compagnie, 101ème Bataillon SS de Panzer Lourds, Morgny, Normandie, 8 juin 1944. -
501ème Bataillon de Panzer Lourds, Prusse orientale, été 1944. -
Tiger I (modèle de production tardive) (1944)
En raison des difficultés rencontrés par l'industrie de guerre allemande et l'approvisionnement de matières premières ou encore le besoin de plus en plus urgent de chars de remplacement, la production du Tiger fut rationalisée. De nombreux composent furent standardisés pour passer aisément d'un modèle de char à un autre (par exemple entre un Panther et un Tiger ou entre un Tiger et un Tiger II). Le changement le plus remarquable fut l'adoption de nouveaux galets de route plats à bandages d'acier dans une disposition moins compliquée de seulement 16 galets par côtés. La maintenance de la suspension en fut grandement simplifiée.
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Autre changement, la lunette de visée du tireur qui sur les modèles antérieurs était binoculaire fut remplacée par une lunette monoculaire ne laissant qu'un seul trou sur le mantelet.
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506ème Bataillon de Panzer Lourds, Italie, été-automne 1944. -
101ème Bataillon SS de Panzer Lourds, Villers-Bocage, département du Calvados, Basse-Normandie, France, 13 juin 1944. Avec ce Tiger (qui n'est pas son char personnel), Wittmann bloque l'avancée de la 7ème Division Blindée (Desert Rats) à Villers-Bocage. -
9ème Compagnie, Panzerdivision Totenkopf, URSS, été 1944. -
111ème Compagnie de Panzer Hummel, 106ème Brigade de Panzer, Allemagne, avril 1945.
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Conversions
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Befehlspanzer VI (Befehlstiger) (Sd.Kfz.182, 267/268)
La version de commandement du Tiger fut à l'origine désignée Pz.Kpfw. VI (H) (88mm) (Sd.Kfz.182) et après mars 1943 Pz.BfWg. Tiger (Sd.Kfz.267 et 268) Ausf. E. Pour laisser de la place aux équipements radio supplémentaires le nombre d’obus passa à 66 de 88mm et 3 300 balles de 7,92mm. La MG coaxiale, le bloc de vision à la droite de la tourelle et le périscope de tourelle ne seront plus montés. Le Sd.Kfz.267 était équipé d'un transmetteur FuG 8 (30 W) avec récepteur pour ondes moyennes opérant dans une fréquence de 0,83 à 3 MHz, d'un transmetteur FuG 5 (10 W) avec récepteur pour ondes ultra-courtes opérant dans une fréquence de 27,2 à 33,4 MHz. Le Sd.Kfz.267 s'identifiait grâce à une Antennenfuss Nr 1 montée dans un isolateur protégé par un large cylindre blindé installé sur la droite du plateau arrière. Une antenne-étoile (Sternantenne D) pour le FuG 8 était installée sur cette base. Une antenne de 2 m de haut (Stabantenne) pour le FuG 5 était montée sur le toit de la tourelle à la droite de la coupole du commandant.
Le Sd.Kfz.268 était équipé d'un transmetteur FuG 7 (20 W) avec récepteur d'ondes courtes opérant dans une fréquence de 42,1 à 47,8 MHz et un FuG 5. Le 268 s'identifiait grâce à une Stabantenne de 1,4 m pour le FuG 7 montée sur le côté gauche du plateau arrière et une autre Stabantenne de 2 m pour le FuG 5 montée sur le toit de la tourelle. Un total de 84 Tiger seront reconvertis en Befehltiger. -
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Char de la Compagnie de l’État-Major du 503ème Bataillon de Panzer Lourds, Secteur de Bjelgorod, URSS, juillet 1943. -
Char leader de la Compagnie de Panzer Lourds, 2ème Panzerdivision SS Das Reich, Front de l'Est, Koursk en juillet 1943. -
Char César de la Compagnie de l’État-Major du 507ème Bataillon de Panzer Lourds, front de l'Est, 1944. -
Char de tête de la 1ère Compagnie, 501ème Bataillon de Panzer Lourds, front de l'Est, région de Vitebsk, décembre 1943. -
Tiger I dans lequel Michael Wittmann est mort. Il s'agit en fait du char de Heinz von Westernhagen, le commandant de l'unité. Compagnie de l’État-Major, 101ème Bataillon de Panzer Lourds, région de Caen, près de Gaumesnil sur la route de Falaise, Normandie, France, 8 août 1944. -
Schwerst-Flammpanzer auf Tiger I (1945)
Le 5 décembre 1944, Hitler durant une conférence exigea qu'on doive développer un char lance-flammes sur un char lourd. Il proposa donc le 29 décembre 1944 de monter des Flammwerfer d'une portée de 200 m sur le Tiger I. En janvier 1945, des lance-flammes d'une portée de 120-140 m furent modifiés pour pouvoir être montés sur des Tiger. La mitrailleuse de caisse devait être supprimée et remplacé par un lance-flammes. De plus, des réservoirs d'une capacité totale de 800 L devaient être installés à l'intérieur supprimant toute possibilité d'un autre armement. Le 19 mars 1945, Hitler avec insistance exigea la construction d'un Flammwerfer-Anlage avec une portée de 100-120 m sur un Tigre I. Wegmann (Kassel) promis de finir ce Flammpanzer pour le 15 avril, si on lui fournit à temps les lance-flammes et un Tigre. Le Tigre et les Flammwerferanlage n'arrivèrent à Kassel seulement que le 3 avril 1945. En raison de ce retard, du manque de personnel et des bombardements, ce projet (Schwerst-Flammpanzer auf Tiger I) ne put jamais être réalisé.
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Sturmpanzer (Sturmmorser) Sturmtiger Ausf. E
Voir Sturmtiger.
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Bergewagen Bergetiger
Véhicule de dépannage lourd.
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Hypothétique Bergetiger équipé d'un treuil motorisé dans une superstructure centrale ouverte comme le Jägdpanther. -
Sturmpanzer Tiger I
170mm Kanone 44 automoteur.
Et/ou
210mm Moerser 18/43 automoteur (projet).
Et/ou
Granatwerfer (Škoda) automoteur (projet). -
Projekt NM
Ce projet hors norme demeure encore aujourd'hui une énigme... En effet, les plans trouvés montraient une vaste structure en bois simulant une sorte de grange (un bâtiment civil en tout cas), supportée par 3 châssis de Tiger I disposés en triangle (un char leader à l'avant pour donner la direction et 2 autres à l'arrière). Le bâtiment factice disposaient à l'arrière de trois vastes double-portes dissimulant 3 casemates blindées armées d'un canon de 128mm (pouvant tirer des HE ou AP). Selon les capacités des trois châssis, le poids estimé de l'ensemble devait être compris entre 160 et 180 t. Les trois canons étaient dirigés vers l'arrière. Mais à quoi pouvait servir cet engin ? Ses dimensions hors norme le destinait exclusivement semble-t-il au front russe et ses vastes steppes permettaient à un tel attelage de manœuvrer (quoique l'autonomie devait être faible). Là il aurait pu servir en embuscade pour contrer une offensive mécanisée soviétique. Une autre piste évoquée, est l'utilisation de ce blockhaus chenillé, par la Kriegsmarine, comme élément mobile du Mur de l'Atlantique, pouvant renforcer les points faibles des fortifications face à un débarquement des Alliés. Cela reste en définitive des conjonctures.
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Tourelle secondaire des croiseurs lourds allemands, en l'occurrence l'Amiral Graf Spee à moitié coulé, étaient équipées de canons simples SK C/28 de 15 cm. Ce canon est probablement ce dont le NM aurait été armé s'il s'agissait bien d'un projet de la Kriegsmarine. -
Cet arrangement curieux est composé de trois châssis Tiger I supportant un vaste bâtiment en bois simulant une grange (avec 3 doubles portes) cachant 3 casemates blindées armées d'un canon de 128mm (pointant vers l'arrière). A-t-il été conçu pour servir de blockhaus à chenilles sur les vastes plaines du front russe ou comme partie mobile du mur de l'Atlantique ? -
24 cm K4 mit Lastenträger Tiger I (1942)
La Luftwaffe engagée sur plusieurs front ne pouvait pas assurer les campagnes de bombardement sur les villes soviétiques et anglaises, exigées par Hitler. Les mortiers automoteurs Mörser Gerät 040/041 Karl-Gerät pouvaient atteindre une cible à plus de 10,5 km mais était vieillissant et fort peu mobiles. Les canons sur rails de gros calibre étaient certes puissants mais étaient cependant tributaires du réseau ferré et fort vulnérable à l'aviation ennemie gagnant petit à petit la suprématie aérienne sur la Luftwaffe. Ces constatations, réactivent le projet de Krupp de 1942, de motoriser ces canons lourds. Des châssis de Tiger I sans tourelles devaient accueillir le bâti soutenant un canon de 24 cm Kanone K4 alors en développement. Cette pièce lourde pesait environ 65 t pouvait expédier un obus de 160 kg à 49 km ! En plus de sa mobilité, ce canon aurait pu bombarder n'importe quelle cible sans craindre un tir de contrebatterie de l'artillerie ennemie, tout en restant difficile à repérer par l'aviation adverse (le canon pouvant être disposé n'importe où). Les deux châssis de Tiger I bien entendu ne pouvaient être capable d'encaisser la puissance de tir du canon. Ils devaient donc seulement amener le canon à son emplacement de tir et ensuite le déposer au sol. Ce projet ambitieux, fut cependant annulé suite à un raid aérien allié sur les installations Krupp à Essen en mars 1943. Le seul prototype complété y fut détruit. Ce projet aurait été une arme de représailles à l'instar des V1 et V2 sans vraie valeur stratégique et aurait sans doute été un gaspillage de ressources.
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Pz.Kpfw VI Ausf. E Tiger I als Leitpanzer für Funklenk-Einheiten
Après la Campagne de Pologne en septembre 1939, la Wehrmacht estima nécessaire le déploiement d'engins télécommandés, porteurs de charges explosives, pour déblayer des couloirs de progression au sein des champs de mines. Le but est de soulager les unités de Pioniere (Génie), il opérait sous le feu ennemi et subissant dès lors de lourdes pertes. Ces formations sont donc dotées dans un premier temps de véhicules de déminage Minenräumwagen Sd.Kfz.300 et de démolition schwerer Ladungsträger Borgward B IV. Pour contrôler ces véhicules, des Panzer VI Ausf. E Tiger I als Leitpanzer für Funklenk-Einheiten furent équipés d'un dispositif de radioguidage, dont on voit l'antenne installée sur le côté avant-droit de la tourelle. Ces Tiger spéciaux furent déployés dans les 301 (Fkl.) et 508ème Bataillon de Panzer Lourds.
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301ème Bataillon de Panzer Lourds (Fkl.). -
Autres
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Véhicules sans tourelle (à essence) utilisés pour former les futurs conducteurs de chars.
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En Action
Selon un certain nombre d'historiens occidentaux, la tâche principale du Tiger était la lutte contre les chars ennemis, et sa conception correspondait à la solution de ce problème même :
Si dans la période initiale de la Seconde Guerre Mondiale, la doctrine militaire allemande était principalement offensive, plus tard, lorsque la situation stratégique changea, les chars commencè-rent à jouer le rôle d'un moyen d'éliminer les percées dans la défense allemande.
Ainsi, le Tiger fut conçu avant tout comme un moyen de combattre les chars ennemis, que ce soit en défense ou en offensive. Tenir compte de ce fait est nécessaire pour comprendre les caractéris-tiques de conception et les tactiques d'utilisation des Tiger.
Le 21 juillet 1943, le commandant du 3ème Corps de Panzer, le général Herman Bright, émit les instructions suivantes pour l'utilisation au combat du Tiger :
(...) Compte tenu de la résistance du blindage et de la force de l'arme, le Tiger devrait être utilisé principalement contre les chars et les armes AT de l'ennemi, et seulement secondairement - à titre exceptionnel - contre les unités d'infanterie.
Comme l'expérience des batailles le montre, l'arme du Tiger lui permet de combattre des chars ennemis à des distances de 2 km ou plus, ce qui affecte surtout le moral de l'ennemi. Un blindage solide permet au Tiger de s'approcher de l'ennemi sans risquer de subir de graves dommages dus aux tirs. Cependant, vous devriez essayer de commencer une bataille avec des chars ennemis à des distances de plus de 1 km. -
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Organisation
La principale unité tactique des forces de chars de la Wehrmacht était un bataillon de chars, qui se composait d'abord de 2, puis de 3 compagnies.
Une nouvelle unité tactique fut créée spécialement pour les Tiger : un bataillon de chars lourds ; une unité distincte qui pouvait agir à la fois indépendamment et attachée aux formations. En 1942 et au début de 1943, le bataillon de chars lourds se composait de 4 compagnies, et seulement 2 d'entre elles étaient des chars (à partir du printemps 1943, 5 et 3, respectivement). Dans un certain nombre de cas, jusqu'à l'automne 1943, les bataillons avaient une force de combat mixte. Avec les Tiger, ils étaient accompagnés de Pz.Kpfw. III Ausf. L, M & N, et en 1942 ces derniers consti-tuaient la majorité des bataillons lourds. En 1944, la composition au combat des nouvelles unités devient plus homogène.
Un bataillon de chars lourds de 3 compagnies, généralement affecté au commandement du corps pour le renforcement, avait 45 chars par état-major. Selon l'État en 1945, le bataillon de chars lourds se composait de 3 compagnies de chars de 14 chars chacune (Compagnie de Panzer Lourds Tiger (11/01/1944)). Trois autres chars se trouvaient dans le QG du bataillon (QG et Compa-gnie du QG du Bataillon de Panzer Lourds Tiger (01/06/1944))). Au total, le bataillon comptait 45 Tiger. Le bataillon disposait également de 5 Bergepanther, de 34 tracteurs, de 171 véhicules et de 11 chars de DCA.... Le bataillon était attaché dans son ensemble ou comme moyen de renforcer une formation d'infanterie, de char ou d'infanterie motorisée.
En 1943, la division motorisée d'élite de la Wehrmacht Großdeutschland et les divisions SS avaient également une compagnie de Tiger chacune :
1ère Division SS Leibstandarte Adolf Hitler.
2ème Panzerdivision SS Das Reich.
3ème Panzerdivision SS Totenkopf.
L'entraînement de tous les équipages des Tiger était assuré par le 500ème Bataillon de Panzer d'entraînement. -
Première Bataille (1942)
Au petit matin du 23 août 1942, les 4 premiers Tiger furent chargés sur des plates-formes ferroviaires et envoyés au front. Les Allemands voulaient les tester lors de la prise de Leningrad. Alors que les Tiger étaient transportés par chemin de fer, l'opération Sinyavinskaya des troupes soviétiques près de Leningrad commença tôt le matin du 27 août. Le 29 août, les Tiger déchargés d'un train militaire à la station Mga. Ils voulaient lancer les chars nouvellement déchargés contre une offensive soviétique réussie. Mais déjà lors de l'avancée vers les positions initiales, des pannes commencèrent. Deux chars avaient une boîte de vitesses en panne, et un troisième surchauffa et le moteur prit feu. Ces unités, déjà surchargées par la masse importante du char, subirent des contraintes supplémentaires dues au déplacement sur sol mouillé. Dans les plus brefs délais, les chars furent réparés dans les ateliers de réparation en utilisant les pièces envoyées par l'avion du constructeur, et le 15 septembre ils furent remis en service.
Le 22 septembre, le même peloton, équipé de Tiger, ainsi que de Pz.Kpfw. III, participa à l'offensive de la 170ème Division d'Infanterie contre une partie de la 2ème Armée Soviétique, dans la même zone marécageuse près de Leningrad. À la suite de cette bataille, le moteur d'un char cala après avoir été touché, et 3 autres réussirent à atteindre la ligne de front ennemie, après avoir subi de graves dommages, et s'y arrêtèrent en raison des conditions tout-terrains et de problèmes techniques. Sur les 4 chars, 3 furent évacués, et 1 fut capturé par les troupes soviétiques, mais les Allemands eurent le temps de retirer tout l'équipement du char au préalable. -
Tiger au combat entre des chars soviétiques détruits au sud du lac Ladoga, septembre 1942. -
La bataille suivante des Tiger fut plus victorieuse pour eux : selon des informations non confirmées, le 12 janvier 1943, 4 Tiger, venus au secours de la 96ème Division d'Infanterie de la Wehrmacht, détruisirent 12 T-34. Néanmoins, lors des batailles pour briser le blocus de Leningrad, le 16 janvier, les troupes soviétiques capturèrent un Tiger, qui avait été précédemment détruit par l'artillerie, et le 17 janvier 1943, un autre Tiger pratiquement intact. L'équipage le quitta sans même le saborder ! Les deux chars furent évacués sous le feu et envoyés à Koubinka pour des recherches.
Les débuts à part entière des Tiger eurent lieu lors des batailles près de Kharkov en février-mars 1943. En particulier, au 1er février 1943, la Division Motorisée Grossdeutschland disposait de 9 Tiger, qui constituaient la 13ème Compagnie d'un Régiment de Panzer des divisions motorisées SS Adolf Hitler. À la suite des combats, la Division SS Adolf Hitler perdit irrévocablement 1 char, la SS Das Reich, la SS Totenkopf ne subit aucune perte, bien que pendant un certain temps, l'un de ses chars fut répertorié comme noyé, mais déjà en mai fut remis en service. -
Tiger I près de Léningrad, 1942. -
Suite aux résultats des premiers affrontements entre les unités soviétiques et les Tiger, l'Armée Rouge commença à rechercher des moyens et des méthodes pour combattre les nouveaux équipements de l'ennemi. En mai 1943, les premières recommandations furent élaborées, qui se reflé-taient dans les ordres des commandants des formations de chars aux unités subordonnées :
Copie secrète. N°1
COMMANDE DE PIÈCES DU 5ème LOGEMENT DE CHARS
8 mai 1943 n°048
Armée active
Afin de combattre les nouveaux chars allemands de la classe « T-VI » (Tiger) - JE RECOMMANDE :
1. Jusqu'au 15.5.43 avec tout le personnel pour étudier les caractéristiques tactiques et techniques du T-VI et ses points vulnérables face aux tirs de divers types d'armes et de cocktails Molotov.
2. D'ici le 20.5.43, former tout le personnel au lancer de grenades antichars, de cocktails Molotov et à l'utilisation de bombes fumigènes et aveuglantes.
3. Dans chaque peloton de fusiliers des bataillons de carabines motorisées, d'ici le 20.5.43, prépa-rez un groupe de chasseurs de chars de 5 unités, en leur fournissant des grenades antichars, des bouteilles avec "KS", des bombes fumigènes et aveuglantes, 2 ou 3 mines antichars.
4. Les pelotons de sapeurs des compagnies de contrôle de brigade devront être entraînés à placer (tirer) des mines antichars sous les chenilles des chars et à les former comme chasseurs de chars.
5. Former des équipages de canons et de fusils antichars, ainsi que former des équipages de chars au tir à courte distance des embuscades aux endroits vulnérables du T-VI.
6. Le 16.5.43, l'état-major s'attribue la connaissance des instructions de l'état-major de l'Armée Rouge sur la défense antichar des troupes.
7. Dans les zones où se trouvent les unités, prévoir dans les plans de défense la préparation d'une défense antichar dans les zones dangereuses pour les chars.
8. Rapport sur l'exécution de la commande - 20.5.43.
Général de division de chars (Sakhno).
Chef d'équipe
Lieutenant-colonel (Babitsky) -
Bataille de Koursk (1943)
Les troupes allemandes participant à l'opération Citadelle disposaient de 148 Tiger. Les Tiger furent utilisés pour percer les défenses soviétiques, menant souvent des groupes d'autres chars. L'armement et le blindage puissants du Pz.Kpfw. VI leur permirent d'engager efficacement n'importe quel véhicule blindé ennemi, ce qui conduisit à des scores très importants pour les équipages allemands qui combattirent.
Le 8 juillet 1943, le Tiger endommagé du SS Unterscharfuehrer Franz Staudegger, situé sur la ferme de Teterevino, repoussa à lui seul une attaque d'environ 50 T-34 et T-70 de la 26ème Brigade de Chars, en en détruisant 22... -
Panzerdivision SS Das Reich pendant l’opération Citadelle avec un Tiger I pendant la Bataille de Koursk, URSS, juin 1943. -
Afrique du Nord (1940-1943)
Après la 2ème Bataille d’El Alamein en octobre-novembre 1942, l'Afrika Korps sous le commandement du maréchal Rommel fut vaincue et commença à se retirer à la hâte vers l'ouest. Hitler ordonna le transfert d'une compagnie du 501ème Bataillon de Panzer en Afrique du Nord.
Le 1er décembre 1942, les Tiger attaquent les chars ennemis près de Jedida, détruisant 2 Grant à une distance de 150 m. Le lendemain, les Tiger détruisirent 4 canons AT, 6 Stuart, 2 véhicules blindés semi-chenillés américains et plusieurs camions.
Du 18 au 25 janvier 1943, les Tiger détruisent 25 canons, 9 canons automoteurs et véhicules blindés de transport de troupes, 7 chars, 125 camions, 2 véhicules blindés et capturèrent 235 soldats ennemis.
Lors des combats en Tunisie du 20 au 24 avril, les Tiger détruisirent 75 chars ennemis. Mais les troupes allemandes en Tunisie capitulèrent et tous les chars qui avaient survécu à cette époque furent sabordés par les équipages ou tombèrent entre les mains des alliés. -
Tiger du 501ème Bataillon de Panzer Lourds basé sur les personnalisations uniques de ce bataillon. Plus précisément, les ailes avant sont coupées et les phares déplacés vers l'avant de la plaque de glacis à partir du haut de la caisse, janvier 1943. -
Simple History présente l’histoire du Tiger 131 de ses combats en Tunisie, à son service au sein du Tank Museum en passant par sa capture par les anglais. -
Documentaire présentant l’histoire du Tiger 131 en partenariat avec le Tank Museum. -
David Willey, conservateur du Tank Museum, présente le Tiger 131, Bovington, 21 avril 2017. -
Campagne d’Italie (1943-1945)
Par arrêté du 13 avril 1943, 6 Tiger furent envoyés au 215ème Bataillon de Panzer en Sicile. Ainsi, à titre provisoire, la 2ème Compagnie du 504ème Bataillon, qui s'apprêtait à être envoyée en Tunisie, resta en Sicile. La compagnie fut incluse dans le 215ème Bataillon. La formation d'un peloton ren-forcé de chars lourds, au nombre de 6 Tiger, commença à Paderborn dans le 500ème Bataillon de Panzer de Réserve. Au total, il y avait 17 Tiger en Sicile, dont 9 de la 2ème Compagnie du 504ème Bataillon, 2 Tiger en route pour reconstituer la 501ème Compagnie et 6 autres d'un peloton de panzer lourds du 215ème Bataillon. Le 10 mai 1943, la 2ème Compagnie du 504ème Bataillon avec 9 Tiger et 6 Pz.Kpfw. III. Le 20 mai, la compagnie comptait déjà 11 Tiger, dont 10 prêts au combat. De plus, dans le 215ème Bataillon, il y avait 2 Tiger prêts au combat, l'arrivée de 3 autres était attendue. Le 10 juin 1943, les 17 Tiger prêts au combat stationnés en Sicile firent partie du 215ème Bataillon. Le 9 juillet 1943, la 2ème Compagnie du 504ème Bataillon est réorganisée, et 3 Tiger restèrent en réserve. Après la réorganisation, la compagnie fut incluse dans la Panzerdivision Hermann Goering. Les Tiger reçurent de nouveaux numéros tactiques correspondant à la position dans la division. Le sort des 17 Tiger en Sicile fut relaté dans le rapport du commandant du 215ème Bataillon de Panzer, le major Girg, le 28 août 1943, envoyé à l'Inspecteur Général des Forces de Panzer - 10 Tiger endommagés furent sabordé afin qu'ils n'atteignent pas l'ennemi. Sur les 7 Tiger restants, 3 furent perdus le 20 juillet. Les tankistes laissés sans chars agirent comme fantassins, défendant l'aérodrome de Gerbini, malgré les objections du commandant de compagnie. Pendant la retraite, 4 Tiger couvrirent la retraite. Trois étaient en panne et furent également sabordés. Un seul Tiger fut évacué de l'île vers le continent. Selon le lieutenant Goldschmidt, la plupart des Tiger pourraient être remis en service avec un service technique établi. La Division Hermann Goering n'ayant pas l'équipement nécessaire pour réparer les Tiger, il ne fut pas possible de réparer les chars endommagés. De plus, la grue à portique nécessaire pour réparer les Tiger furent également sabordés.
En juillet 1943, la Division SS LSSAH fut retirée du front oriental. Ayant reçu un ravitaillement, en août 1944, la division arriva en Italie. Elle fut renforcée par un bataillon SS de panzer lourds, au nombre de 27 Tiger. Après le retrait de l'Italie de la guerre, la division resta dans le nord de l'Italie jusqu'à la mi-octobre, date à laquelle elle fut de nouveau envoyée sur le front de l'Est. Aucun des 27 Tiger ne fut perdu en Italie. Malgré le terrain montagneux, les Tiger réussirent à être maintenus dans un état prêt au combat. Peu de temps avant la perte de la Sicile, 8 Tiger furent combinés en un détachement séparé soit le Groupe de Meyer de 2 pelotons de 4 chars. D'août à novembre 1943, le détachement fit partie du 46ème Bataillon de Panzerjäger. Le 4 février 1944, le détachement prend le nom de Tigergruppe Schwebbach et entre dans le 76ème Corps de Panzer. À cette époque, le corps combattit à Anzio, où les alliés s'emparent d'une tête de pont, mais ne purent s'appuyer sur leur succès. L'OKH organisa un détachement de chars du 508ème Bataillon de Panzer Lourds (45 Tiger), du 1er Bataillon du 4ème Régiment de Panzer (76 Panther), de la 1ère Compagnie du 653ème Bataillon de Panzerjäger (11 Ferdinand), le 216ème Bataillon de Panzer (57 canons d'assaut) et le 301ème Bataillon de Panzer (30 chars). La tâche du détachement est de jeter l'ennemi à la mer. Le 508ème Bataillon débarqua à 200 km de la tête de pont. Environ 60% des chars étaient en panne pendant la marche le long des routes de montagne sinueuses et escarpées. Au lieu de 45 Tiger les 23 et 24 février, seuls 8 arrivèrent au front. Peu à peu, la taille du bataillon fut portée à 30 véhicules, mais les chars ne purent faire pression de manière significative sur l'ennemi. Le 11 mars, les chars et équipages survivants du groupe Schwebbach furent déversés dans le 508ème Bataillon. -
Tiger I dont des soldats répare sa transmission et sa chaîne, Italie, février 1944. -
Après plusieurs attaques infructueuses, les chars se replièrent sur Rome. Les Alliés capturèrent Monte Cassino et lancèrent une offensive générale le 22 mai 1944. La 3ème Compagnie du 508ème Bataillon participa aux combats défensifs. La compagnie perdit la quasi-totalité de ses chars dans la région de Cisternia du 23 au 25 mai 1944.
La 3ème Compagnie avec 14 Tiger arriva de France. À la fin de février 1944, 2 avaient brûlé, l'un en raison de la négligence de l'équipage, et l'autre avait été touché. En mai 1944, la 3ème Compagnie reçut 4 nouveaux Tiger. Ainsi, au 23 mai, une compagnie avec 16 chars au lieu de ceux prévus par l'État : 14. Au 24 mai 1944, 4 furent endommagés, et 11 hors d'usage (!). L'évacuation étant impossible, le commandant de la 3ème Compagnie ordonna de faire sauter 9 Tiger.
Le 508ème Bataillon de Panzer Lourds perdit 40 Tiger en mai-juin 1944. 27 Tiger furent amenés de la réserve entre le 27 mai et le 4 juin 1944. De plus, le 504ème Bataillon, qui fut envoyé sur le front de l'Est, fut redirigé vers l'Italie début juin 1944.
Le 504ème Bataillon réformé reçut 45 Tiger en mars 1944. Après 3 mois de préparation, le 1er juin 1944, il fut décidé d'envoyer le bataillon sur le front de l'Est. Cependant, fin mai 1944, la situation en Italie se dégrada fortement et le 3 juin, Guderian proposa d'envoyer le bataillon non pas à l'est, mais au sud. Trois jours plus tard, les Alliés débarquèrent en Normandie. Engagé dans de rudes batailles en Italie, le 504ème Bataillon perdit la moitié de ses chars avant la fin juin 1944. En juillet 1944, le bataillon reçoit 12 Tiger. Les 504 & 508ème bataillons continuèrent à opérer en Italie, se divisant en petits détachements. Les détachements montèrent des embuscades et parfois de petites contre-attaques. En février 1945, le 508ème Bataillon fut retiré du front et envoyé à l'arrière pour la transition vers les Tiger II. Les 15 Tiger restants du bataillon furent transférés au 504ème Bataillon, qui resta en Italie jusqu'à la fin de la guerre. -
Tiger sur le flanc dans un fossé, au nord de Rome, et un camion américain en arrière-plan passant devant, 18 juin 1944. -
Fin du Front de l’Est (1944-1945)
Dans la première moitié de janvier 1944, le 501ème Bataillon de Panzer Lourds livra une bataille de position près de Vitebsk, puis transféré dans la région d'Orsha. Depuis le 13 janvier 1944, il y eut une « bande noire » dans l'histoire de cette unité ; ce jour-là, 9 Tiger furent détruits par les troupes soviétiques. Du fait que certains d'entre eux furent remis en service, 17 étaient prêts au combat le 1er mars et le 27 en avril. La dernière victoire en Biélorussie fut la participation des Tiger à l'opération Hubertus près de la ville de Sabor, dans lequel elle détruisit presque le groupement des troupes soviétiques. Après cela, le 501ème Bataillon fut de nouveau retiré des combats et ses 29 chars furent transférés au 509ème Bataillon.
La contre-offensive soviétique dans l'opération Bagration s'avéra être un désastre pour les Allemands. À partir du 23 juin, les Tiger tentèrent de tenir la défense dans la région d'Orsha, mais la situation devint rapidement critique, et le 501ème Bataillon commença à se replier d'abord vers la rivière Drut, puis vers la Berezina, et le 2 juillet les restes de l'unité arrivèrent à Minsk. Ici, certaines des voitures sont mises en place pour réparation et réapprovisionnement, mais déjà le 3 juillet, les unités soviétiques avancées se précipitèrent dans la capitale biélorusse. Lors d'une ba-taille dans les environs de Minsk, 1 char fut détruit et 2 autres perdus, qui furent enregistrés comme « disparus ». La dernière bataille sur les chars du bataillon de Tiger Ausf. H1 s'est tenue le 7 juillet près de Molodechno, ayant perdu les derniers véhicules. -
Tiger de la 3ème Compagnie, 503ème Bataillon de Panzer Lourds, URSS, juin 1943. -
Malgré le fait que le commandement du 505ème Bataillon rapporte constamment les succès, la situation empire. Par exemple, le 27 juin, après la bataille sur la rivière Bobr, 16 chars soviétiques détruits furent annoncés, le 28 juin, près de Krupki, les Tiger détruisirent 34 autres chars, s'échappant avec seulement 6 véhicules endommagés, et le 29 juin, 21 chars soviétiques furent ajoutés au compte du bataillon. Dans cette situation, on ne sait pas pourquoi les troupes soviétiques poursuivirent l'offensive, puisque le 2 juillet le bataillon prit position près de Molodechno, reculant de plus de 100 km en 3 jours ! En général, du 28 juillet au 9 août 1944, la destruction de 128 chars fut annoncée, mais à ce moment-là, il ne restait plus que 2 Tiger dans le 505ème Bataillon. Les chars survivants avec du personnel se rendirent à Ohrdruf, où le bataillon fut réformé, recevant le nouveau Tiger II.
Les 29-30 janvier 1944, le 506ème Bataillon reçut 12 Tiger. Pendant que le matériel était mis à jour et réparé, les troupes soviétiques piégeaient les Allemands dans le chaudron de Korsun et le 4 février, le bataillon était lancé dans une percée vers Tcherkassy, recevant 4 jours plus tard 5 nou-veaux Tiger. Le 17 février, les attaques de chars remportèrent un succès partiel, mais les pertes étaient si élevées que déjà le 1er mars, les chars survivants furent transférés au 503ème Bataillon et le personnel alla se réorganiser à Lvov. Ayant reçu 45 autres Tiger en avril 1944, le 506ème Batail-lon fut inclus dans la 100ème Division de Panzerjäger et continua à combattre dans le nord-ouest de l'Ukraine. Cette fois, le chemin du combat se termina, ayant à peine le temps de commencer - si le 31 mai un bataillon avec 41 chars (39 prêts au combat), alors après l'offensive soviétique de l'été 1944, le 28 juillet, il n'y en avait que 6. Le 506ème Bataillon, qui avait perdu son efficacité au combat, rendit les chars restants du 507ème Bataillon et partit pour se reformer à Ohrdruf, après avoir été rééquipé de Tiger II.
Début janvier 1944, des ravitaillements arrivèrent d'Allemagne, et en raison des chars qui reviennent des réparations, la composition quantitative du 509ème Bataillon passa à 29 Tiger. Tout au long du mois de février, les Allemands tentèrent d'attaquer les troupes soviétiques dans les régions proches de Shepetovka et de Saslavets, mais sans grand succès. Puis, au printemps 1944, de nombreux succès locaux furent remportés, mais les pertes furent si importantes que le bataillon ne soutient son existence qu'en ravitaillant des chars par l'arrière, et en juin 1944, 9 Tiger du 501ème Bataillon furent transféré à celui-ci. Après l'offensive infructueuse de juillet, la retraite vers la Pologne commença : les Tiger du 509ème Bataillon furent attirés par la défense près de Kielce, après quoi ils se retirèrent à Sandomierz. Malgré le fait qu'à la fin du mois d'août, le bataillon reçut 12 chars, le 1er septembre, il n'en restait plus que 30, dont seulement 13 prêts au combat. En raison des pertes élevées du 9 septembre 1944, les restes du 509ème Bataillon furent envoyé à Zennelager, où l'équipement survivant fut remis, et les équipages reçurent des Tiger II.
L’état de service le plus court fut probablement celui du 510ème Bataillon de Panzer Lourds, qui commença à se former le 6 juin 1944. Le personnel fut recruté à partir de la compagnie de répara-tion du 504èmes Bataillon, de l'école de chars d'entraînement des commandants de compagnie et du 500ème Bataillon de Panzer de Réserve. Ainsi, tous les équipages n'avaient pas d'expérience au combat, ce qui affecta le succès du bataillon. Ayant reçu 45 Tiger le 7 juillet 1944, le 510ème Bataillon se lançât sur le front de l'Est. Les problèmes commencèrent immédiatement après le déchargement à Kaunas le 26 juillet : un char se coinça et explosa. Le même jour, un autre char explosa par une mine antichar. Le bataillon resta opérationnel et en juillet-août ses Tiger furent utilisés dans des batailles en Lituanie. Lors des batailles d'août, le 510ème Bataillon n'enregistra que 10 chars dans les pertes officielles irrécupérables, les pertes de l'ennemi furent estimées à au moins 2 fois plus élevées. Sous les coups des troupes soviétiques, le groupe allemand se replia vers l'ouest, mais les combats d'octobre furent particulièrement féroces. Ainsi, les 9 et 10 octobre, le bataillon livra plusieurs batailles près de Pikeliai et Liekni, perdant une dizaine de chars et déclarant la destruction de nombreuses armes AT. Le 16 octobre, la bataille pour les restes du territoire letton commença, en raison de l'incapacité de livrer des renforts, le bataillon fut réduit jusqu'au 19 mars 1945, l'ordre fut reçu d'évacuer vers l'Allemagne. À ce moment-là, 13 chars restaient prêts au combat, qui ne pouvaient pas être chargés sur des navires de transport - en fait, ils étaient laissés pour contenir les troupes soviétiques et couvrir l'évacuation. Deux transports livrèrent le reste du personnel et une partie de la base matérielle du bataillon à Swinemunde. Aucun nouvel équipement ne fut trouvé pour eux, donc le 1er mai, 2 chars d'entraînement furent retirés d'une école de chars à Putlos. Sur eux, les équipages entrèrent dans une fusillade avec les unités avancées des troupes britanniques, mais se rendirent le 8 mai. -
Tiger I de la 2ème Corps SS de Panzer Das Reich roulant sur un chemin dans une forêt enneigée, près de Kirovograd, Nord de l'URSS, décembre 1943. -
Au 1er janvier 1944, le 101ème Bataillon SS de Panzer Lourds avait 2 Tiger prêts au combat. En janvier, les restes de la Division SS Leibstandarte Adolf Hitler et du 48ème Corps de Panzer se retirèrent de Jitomir vers l'ouest, passant périodiquement à des contre-attaques. Mais à la fin du mois, après une autre « contre-attaque réussie », la compagnie de chars lourds cessa presque d'exister, et au lieu de Tiger, les équipages reçurent des Panther et des Pz.Kpfw. IV. La dernière tentative d'offensive eut lieu le 24 janvier et se termina par le fait que les troupes allemandes tombèrent dans le « chaudron de Cherkassky ». Le matin du 17 février, une grève de déblocage fut lancée avec la participation de quelques Tiger, ce qui permit de percer temporairement les défenses soviétiques et de laisser partir 34 000 soldats et officiers, mais pratiquement sans équipement.
Le 103ème Bataillon SS de Panzer Lourds n'eut pas le temps de prendre part aux combats sur les Tiger. La raison d'être de cette unité était la formation des équipages de chars ; les tankistes étaient souvent envoyés au front avec le matériel maîtrisé. Par exemple, plus de 20 Tiger ainsi que des tankistes allèrent au 102ème Bataillon. -
Dans l’Armée Rouge (1943-1944)
Le premier Tiger capturé de l'Armée Rouge était un char du 507ème Bataillon, coincé dans un cratère et abandonné par l'équipage le 27 décembre 1943 lors d'une bataille près du village de Sinyavka. Un véhicule pleinement opérationnel devenu un trophée de la 28ème Brigade Blindée de la Garde de la 39ème Armée du front biélorusse. À cette époque, la brigade ne comptait que 13 unités blindées en service : 7 T-34, 5 T-70 et un SU-122. Selon d'autres sources, au 31/12/43, la brigade comprenait également : 1 KV-1 et 1 Artshturm, et, à en juger par l'entrée dans le journal de combat de la brigade, où le besoin d'obus de 88mm fut noté, Artshturm le Nashorn.
L'équipage de 5 personnes (commandant de char - Lieutenant des gardes Revyakin, chauffeur mécanicien - Sergent-major de la garde Kilevnik, artilleur - Sergent-major de la garde Ilashevsky, tour - Sergent-major de la garde Kodikov, artilleur-opérateur radio - Sergent de la garde Akulov) maîtrisa la nouvelle technique pendant 2 jours. Le Tiger soviétique avec des étoiles rouges sur son blindage reçut son baptême du feu les 5 et 7 janvier 1944, lorsque, avec un T-34 et un T-70 avec son propre nom, Falcon captura et détenu près de Sinyavki pendant 2 jours. Après cela, il eut besoin de réparations et d'évacuation : « Le Tiger avait besoin d'une réparation moyenne. La question de sa restauration est compliquée par le manque de pièces détachées. Son évacuation nécessite des fonds de l'armée. »
Lors de l'opération Bagration dans le cadre du 28ème Corps de la Garde. La brigade de chars possédait déjà 2 Tiger (au 27 juillet 1944, ses chars comprenaient 32 T-34, 13 T-70, 4 SU-122, 4 SU-76 et 2 Pz.Kpfw. VI). Cependant, en octobre 1944, la composition de la brigade était devenue beaucoup plus homogène : T-34-85, Pz.Kpfw. VI. On ne sait pas d'où vient l'autre Tiger et où il alla plus tard.
Ils réussirent également à capturer le Tigre de la 48ème Armée du 1er front biélorusse. Le 25 août 1944, 5 SU-76, 4 ISU-122 et un Pz.Kpfw. VI opéraient dans l'armée dans le cadre du 713ème Régiment d'Artillerie Automotrice (selon le rapport d'un membre du Conseil Militaire de l’Armée, Général de division Istomin, ces 10 véhicules constituaient l'intégralité des chars disponibles du parc). Au 1er octobre 1944, le Tiger était toujours répertorié dans cette armée, même s'il nécessitait des réparations moyennes.
De plus, le 21 août 1944, 2 StuG 4 et un Tiger furent réparés par les forces de la compagnie de soutien technique de la 5ème Brigade de Chars de la Garde séparé du 4ème front ukrainien. Le char lourd et 2 Artshturm furent enrôlés dans une compagnie spécialement créée de chars capturés. Cependant, lorsqu'une brigade de 23 T-34, 47 T-70, 4 BA-64, 3 APC d’éclaireur, 2 tracteurs basés sur le T-34 et le front de la « compagnie du trophée » susmentionné, dans la ville de Dolny, en raison de dysfonctionnements techniques, il fut nécessaire de laisser un Artshturm et un Tiger. L’Artshturm fut ensuite réparé. -
Le maréchal Georgy Zhukov, avec le colonel-général Nikolay Voronov et le maréchal Kliment Vorochilov, inspectant un Tiger I capturé, 1943. -
Front de l’Ouest (1944-1945)
Après l'invasion alliée de la Normandie, 3 détachements de chars lourds avec un total de 126 Tiger furent déplacés vers la zone de combat au cours des semaines suivantes. En raison de l'arrivée progressive des unités et des échecs liés à la marche, les Tiger ne furent utilisés qu'en petit nombre à la fois, de sorte qu'ils n'eurent aucune influence opérationnelle sur le déroulement de la bataille, bien que cela leur ait souvent été attribué dans la littérature d'après-guerre des Alliés occidentaux. Comme auparavant en Afrique du Nord, le Tiger était de loin supérieur à tous les chars alliés, seul le Firefly, une version spéciale britannique du M4 Sherman avec un canon de 17-pdr, qui n'était utilisé qu'en petit nombre, était à égalité avec le Tiger, du moins en termes de puissance de feu. Jusqu'à la mi-août, les Tiger, qui n'étaient utilisés qu'en petits groupes, étaient responsables d'environ 500 chars détruits, que les Alliés purent remplacer en très peu de temps en raison de leur supériorité industrielle. À la fin de l'opération fin août, y compris la poche déficitaire de Falaise, tous les Tiger étaient perdus, de sorte qu'à ce moment-là pas un seul Tiger ne se trouvait sur le front ouest. Une analyse des pertes de 105 Tiger fut révélée que seulement 38 étaient dus à une action directe de l'ennemi, tandis que les autres furent abandonnés ou sabordés. De plus, pendant l'ensemble des combats en Normandie, contrairement aux rapports de réussite élevés des Alliés, seules 13 pertes le furent à des attaques aériennes.
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Nord de la France, voie Gournay-Morgny. Trois Tiger I du Corps SS de Panzer Leibstandarte Adolf Hitler, 21 mars 1944. -
Le 13 juin 1944, l'habileté de l'As Michael Wittmann et la supériorité technique du Tiger sur les véhicules alliés se manifestèrent clairement. Agissant dans une embuscade, en 15 min, il détruit 11 chars, 1 ou 2 canons AT et jusqu'à 13 véhicules blindés de transport de troupes dans le Tiger n°222 (vers lequel il s'est déplacé à la dernière minute en raison d'une panne de moteur de son Tiger le n°205) ainsi, agissant en conjonction avec plusieurs autres Tiger, causèrent de graves dommages aux unités avancées de la 7ème Division Blindée Britannique (Desert Rats), cependant, pendant la bataille, le char de Wittmann lui-même, ainsi que 4 autres Tiger, furent touchés et sabordées par l'équipage.
Au cours de la période suivante, en raison de l'infériorité de leurs chars, les Alliés passèrent à des unités de localisées de contournement étendus, ce qui força les Tiger sous-alimentés et sujets aux défauts à battre en retraite, provoquant des pertes afin d'éviter l'encerclement. Dans la suite, les véhicules ne pouvaient souvent être utilisés qu'individuellement. 35 Tiger participèrent à la bataille des Ardennes et ne subirent de pertes totales au cours de la bataille. En mars 1945, l'inventaire du Tigre sur le front occidental n'était que de 13 exemplaires. Avec la prolifération des APCR, de plus en plus d'armes AT ordinaires étaient désormais capables de combattre un Tiger. Les Alliés ne disposaient pas de char comparable jusqu'à la fin de la guerre, le M26 Pershing, dont cependant, en raison de divers retards, seuls 20 purent intervenir dans les combats sur le théâtre de guerre européen.
À la fin de la guerre, la plupart des Tiger furent sabordés par leurs équipages, à la suite des actions des avions alliés, détruisant des ponts sur les lignes de retraite de la Wehrmacht. -
Des civils dans la rue sont montés sur un Tiger neutralisé du 101ème Bataillon SS de Panzer Lourds à Marle, été 1944.
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Panzerkampfwagen VI Tiger I